
Voici le vingt-neuvième portrait de cyclistes consacré à Sylvaine après celui de Maria de Luz.
Peux-tu te présenter ?
Je m’appelle Sylvaine, je suis architecte et narbonnaise depuis 2018 quartier de la Mayolle. Auparavant j’ai habité longtemps à Gruissan en partie sur un bateau.
Et … j’ai « rencontré » Vélocité en 2020, une vraie rencontre de gens passionnés, et j’ai participé au rafraichissement et au rangement de leur ancien atelier.

Raconte-nous ton histoire de cycliste
Je fais du vélo depuis que je suis toute petite. En fait j’habitais à la campagne, dans une ferme au fin fond de la Normandie et c’était le meilleur moyen de se déplacer.
Ensuite j’en ai fait mais pour aller travailler à Cannes et à Gruissan essentiellement, des villes plates ! Et depuis que je suis à Narbonne, je fais tout à vélo : travail, courses et activités.
Gamine je me sentais libre et indépendante, sentiment que j’ai toujours aujourd’hui lorsque je prends mon vélo, je peux aller où je veux, quand je veux. Et puis on voit les choses autrement à vélo : on est plus rapide qu’un piéton mais moins rapide qu’une automobile. On peut changer d’avis et revoir son itinéraire rapidement.
Parle-nous de ton vélo ou tes vélos
Mon choix de vélo est lié à Vélocité. J’avais un petit vélo pliable car sur un bateau il fallait que ça ne prenne pas beaucoup de place. J’ai fini par trouver le format un peu petit et comme Vélocité vendait des vélos d’occasion, je m’en suis procuré un qui est toujours aujourd’hui mon vélo. J’ai passé pas mal de matinées à l’atelier pour le compléter. J’ai rajouté une béquille, un garde boue, on a changé le dérailleur, refait le pédalier, j’y ai même installé un éclairage dynamo. Et là, je suis assez contente de mon vélo ! C’est un VTC de base de chez Décathlon, un peu passe partout, il est costaud, pas très joli. Parfois j’oublie de l’attacher mais on ne me le vole pas !! J’ai aussi acheté un vélo à Vélocité pour mon fils, mais lui est moins fan de vélo, il préfère tout faire à pied !
Qu’est-ce que tu aimes à vélo dans Narbonne et la Narbonnaise?
J’aime être en ville, le long des quais, je vais souvent vers le Moulin du Gua parce qu’il y a les jardins et que c’est sympa d’y circuler. Mais je ne fais pas beaucoup de trajets de découvertes, j’utilise le vélo de façon très utilitaire. Sinon dans le centre-ville il y a plus de choses difficiles que de choses agréables.
Qu’est-ce que tu n’aimes pas à vélo à Narbonne et dans la Narbonnaise ?
Je fais souvent du vélo sur les boulevards et les automobilistes ne supportent pas de rester derrière un vélo. Ils sont pressés, ils vont au boulot, et dès qu’ils le peuvent ils dépassent, souvent brutalement. On ne se sent pas très protégé. Donc j’avoue, je prends parfois les trottoirs, car ils sont très larges et que le matin à 8h il n’y a pas trop de monde. Et là je me sens plus en sécurité. Sinon je prends les petites routes ou les voies partagées avec les piétons.
Ce que j’aimerai c’est rejoindre Gruissan mais pas par le bord du canal il y a des racines partout.
J’aime bien aller au Théâtre à vélo. En revanche je n’ose pas aller à la nautique. Et c’est dommage car il y a plein d’endroits très chouettes mais peu atteignables à vélo. C’est le cas de Montplaisir, ce n’est pas possible de s’y rendre à vélo. En fait je ne dépasse pas l’Espace Liberté !!
J’ai eu l’occasion d’emprunter des petits bouts des nouvelles pistes cyclables. C’est vrai qu’on s’y sent en sécurité. Mais on ne sait pas trop comment les quitter. On se retrouve rapidement à traverser une voie où les autos vont à toute allure… Les indications ne sont pas très claires, parfois on a la priorité, parfois on ne l’a pas. En fait les pistes cyclables ne sont pas pensées pour y entrer et en sortir !! C’est comme vouloir atteindre les racks pour attacher son vélo, aux Halles notamment : obligée de passer sur les trottoirs ! Et parlons de la rue Jean-Jaurès que l’on peut prendre à contre sens et qui est déjà dangereuse, mais encore plus avec les travaux devant l’Office du Tourisme qui rétrécissent la voie. Mais le fait qu’il y ait des pistes cyclables a des vertus. Les automobilistes commencent à intégrer qu’il y a des cyclistes et ils commencent notamment à nous laisser passer. On voit qu’il y a un changement de mentalité. En revanche depuis qu’il y a des panneaux qui interdisent les trottinettes électriques, les piétons me regardent de travers quand je traverse ces zones alors que je vais au rythme des piétons !!
Un dernier mot ?
Narbonne est une ville qui se prête bien au vélo avec une météo clémente et de plus tout est facilement accessible. Et s’il pouvait y avoir plus de place pour les vélos, à partager avec les piétons et un peu les voitures, ce serait chouette !
Si toi aussi tu souhaites avoir ton portait sur notre site, tu peux envoyer un mail à carmen@velocite-narbonne.fr

Pour aller à Gruissan sans passer par la Robine, on peut prendre le chemin de Craboule, après avoir emprunté un bout de route ou un bout de chemin au bord du canal.