
Voici le trente et unième portrait de cyclistes consacré à Christian après celui de Pascale.
Peux-tu te présenter ?
Je m’appelle Christian et j’ai un certain âge : 73 ans ! J’habite à Narbonne depuis 5 ans pas loin des Halles.
Raconte-nous ton histoire de cycliste
J’ai commencé à faire du vélo assez jeune, dès l’âge de 13 ou 14 ans. J’avais un copain avec lequel nous faisions des balades autour de Béziers, ma ville de naissance.
Ensuite j’aurais bien aimé que mes parents m’achètent une mobylette pour aller au Lycée qui se trouvait un peu loin. Pas possible, trop dangereux ! En revanche pas de problème pour y aller à vélo ! J’avais le vieux vélo de mon frère et ça m’allait bien.
Mes années d’étudiant, pas de vélo, mais une mobylette !!
Ensuite j’ai démarré ma vie active en Région Parisienne et là ça a été la voiture et le métro, puis la moto.
Par la suite j’ai vécu 5 ans à Lille fin des années 80 et là j’ai opté pour le vélo pour aller travailler. Je passais pour un hurluberlu avec mon vélo et mon attaché case ! On se moquait de cet ingénieur sur son vélo de course mais je n’en avais que faire 😉 !
Puis j’ai atterri à Marseille en 1991, Marseille est une ville compliquée : elle a beaucoup de dénivelés et il y a beaucoup de circulation. J’avais 8 kms allé pour aller travailler. Je pouvais mettre un quart d’heure, 20 minutes, comme 1 heure et demie, et souvent une heure et demie d’ailleurs ! Donc, début des années 2000, je me suis mis en quête d’un scooter électrique (j’ai travaillé à EDF et j’aime beaucoup l’électricité 😂). Je suis allé dans un magasin qui se trouvait ne pas avoir de scooters électriques en stock et qui m’a orienté vers un vélo électrique. C’était le début des vélos électriques et je ne connaissais pas. Il me l’a fait essayer et là je me suis dit que c’était ça qu’il me fallait ! Comme le prix me paraissait élevé, j’ai effectué des recherches. Il n’y avait pas beaucoup de marchands de vélos électriques à l’époque. Mais j’ai vu qu’il était possible de monter soi-même un moteur électrique sur un vélo classique. C’est donc ce que j’ai fait : j’ai acheté un vélo classique de ville, j’ai acheté sur internet, un moteur, une batterie, un régulateur, etc… Il m’a fallu plusieurs tutos pour m’aider à monter le vélo électrique. Comme c’était brouillon j’ai décidé d’en créer un. Le vendeur qui m’a vendu le vélo m’a demandé de le poster sur son site pour lui faire de la pub ! Mais un de ses concurrents a cherché à savoir qui avait créé ce tuto, et quand il a su que c’était moi, il a précisé sur le site internet que c’était un particulier qui l’avait réalisé et non pas le vendeur !!!
Fier de mon montage, j’ai d’abord essayé mon vélo un dimanche, et comme l’essai a été concluant, je suis allé travailler avec lui quotidiennement. À Marseille j’étais non seulement une des rares personnes à circuler à vélo mais en plus avec un vélo électrique fabriqué maison !! J’ai dû faire plus de 20.000 kms avec ce vélo. J’ai dû changer la batterie 1 fois mais je l’ai tout de même bien amorti !
Une anecdote : quand fin des années 80 à Lille on se moquait de moi, 20 ans après à Marseille mes collègues me félicitaient de circuler à vélo ce qui faisait de moi un Ecolo, image plus valorisée que dans le Nord à une autre époque.
Arrivé à Narbonne je l’ai utilisé quelquefois mais la batterie commençait à poser problème et il était rouillé. J’ai essayé de m’en passer mais c’est tellement pratique le vélo que j’ai décidé d’en acheter un autre. Et là j’ai acheté un VTC électrique de la marque GIANT dans un Showroom à Béziers.
Je ne me déplace qu’à vélo dans Narbonne.
Qu’est-ce que tu aimes à vélo dans Narbonne et la Narbonnaise?
Les gens à Narbonne sont plus calmes en voiture qu’à Marseille. Il est donc moins risqué de circuler à vélo ici même s’il n’y a pas assez de pistes cyclables. Je trouve que les Narbonnais sont très respectueux du vélo : quand on arrive à vélo sur un passage piéton, les automobilistes s’arrêtent. Jamais vu ça à Marseille 😅 ! Quand je suis sur une file les automobilistes s’écartent pour me laisser passer, sauf quelques irréductibles qui ne supportent pas les vélos ! Et concernant les piétons, lorsque je circule dans les rues piétonnes à toute petite vitesse je me sens très bien accepté par les passants.
Qu’est-ce que tu n’aimes pas à vélo à Narbonne et dans la Narbonnaise ?
Ce que je n’aime pas ce sont les pistes cyclables sur les trottoirs qu’il faut partager avec les piétons. C’est super dangereux pour les piétons et pour les cyclistes. Sur les trottoirs tu peux voir arriver soudainement des enfants en bas âge ou une laisse de chien qui te barre la route ou bien encore les personnes qui décident de traverser la voie en me coupant la route car ils ne m’ont pas entendu ni vu… Il faut absolument séparer les voies cyclistes avec une délimitation piétons/cycliste.
Un dernier mot ?
Il y a peu de trottinettes et de scooters par rapport à Marseille et pas mal de vélos malgré tout. Cela vient certainement du fait que Narbonne est une ville plate. La ville est bien adaptée au vélo et avec le vélo électrique c’est royal ! Je suis ravi et tant que ma santé le permettra, je circulerai à vélo !
Si toi aussi tu souhaites avoir ton portait sur notre site, tu peux envoyer un mail à carmen@velocite-narbonne.fr
