
Voici le vingt-huitième portrait de cyclistes consacré à Maria de Luz après celui de Guillaume.
Peux-tu te présenter ?
Je m’appelle Maria de Luz, j’ai vu le jour en terre andalouse. Mais c’est ici à Narbonne que je suis installée depuis mes 18 ans après avoir vécu avec mes parents à la Montagne noire, à Perpignan et à Toulouse. J’habite au centre-ville derrière les Halles.
Raconte-nous ton histoire de cycliste
Comme je disais j’ai vécu en Andalousie, c’était la campagne. J’ai appris à prendre mon temps, à flâner, à marcher. J’ai toujours fait du vélo,. Je l’utilise par choix : on fait du sport, on se sent libre et c’est gratuit !
Je suis contente également de participer au respect de mère nature et si on s’y mettait tous elle se porterait mieux.
En tout cas le vélo fait partie de ma vie et je me régale.
J’ai deux filles. L’aînée pratique le vélo depuis toujours. En revanche la plus jeune, moins sportive ou plutôt moins rassurée sur un deux roues, n’y tient pas.
Parle nous de ton vélo ou tes vélos
Mon dernier vélo je l’ai trouvé chez Décathlon, je me le suis offert quand ma mère est décédée. Il est très pratique : je mets le parasol derrière, il y a les sacoches pour au moins y transporter le pique-nique et je vais déjeuner à la plage. La voiture je ne la prends que pour aller à la montagne ou pour faire les grosses courses, et encore !
Qu’est-ce que tu aimes à vélo dans Narbonne et la Narbonnaise?
De Narbonne on peut aller à Bages, on peut aller à la mer, on peut faire toutes les berges du canal, l’île sainte Lucie, le Somail, la Nautique. Je vais également à la Vieille Nouvelle par les petites routes avec une copine qui connaît bien le coin. Nous passons par la Clape puis par le Domaine de Pierre Richard. Là les automobilistes sont plus tolérants qu’en ville, ils sont moins énervés, stressés. Il y a tout un éventail d’endroits que j’ai découverts aujourd’hui car il n’y a pas si longtemps j’étais souvent à l’extérieur et je ne connaissais pas ma région. Il y a également quelques tronçons en cyclable comme ce qui a été fait derrière la médiathèque.
Qu’est-ce que tu n’aimes pas à vélo à Narbonne et dans la Narbonnaise ?
Je vais souvent à la nautique mais la route est dangereuse. On enquiquine les automobilistes sur les routes et les piétons sur les trottoirs. Malheureusement Narbonne n’est pas adapté au vélo. C’est dommage, je me fais agresser de toute part. Plus souvent sur les trottoirs et pourtant quand il y a le moindre piéton je descends et je tiens mon vélo à la main. Je me demande si j’étais une jeune fille s’il n’y aurait pas plus de tolérance 😅 ! Je leur réponds qu’un peu plus d’humanité ça ne fait du mal à personne ☺️. Dans tous les cas, je ne trouve pas vraiment ma place.
Une ville devrait pouvoir être pratiquée sans problèmes à vélo.
Pourtant pour moi le vélo est synonyme de liberté. C’est beau mais parfois c’est incompris : peut-être est-ce pour cela qu’on m’agresse parfois, comme si l’image d’une femme libre à vélo pouvait déranger…
Un dernier mot ?
Le vélo pour moi c’est la liberté, la joie, la découverte, le paysage, les odeurs… Tu pars et tu n’arrives pas, c’est un entre deux et j’adore ça.
Si toi aussi tu souhaites avoir ton portait sur notre site, tu peux envoyer un mail à carmen@velocite-narbonne.fr
