Portrait de cyclistes : Edith

Voici le trente deuxième portrait de cyclistes consacré à Edith après celui de Christian.

Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Edith, j’ai 62 ans, je pratique le vélo depuis l’enfance. J’habite à Narbonne pas loin du centre, et j’utilise mon vélo tous les jours, quelque soit le temps même quand il pleut car je suis équipée d’un habit de pluie complet, haut et bas de pantalon.
Je vais faire mes courses dans le centre, même s’il m’arrive d’aller dans les grands magasins. Aller à Auchan sur la route de Perpignan est une épreuve car la route est très dangereuse. Sinon je vais à vélo jusqu’à L’Indoor ( le club de padel) au bas des hauts de Narbonne. Je roule rarement de nuit mais ça m’arrive, notamment lorsque je reviens du Cinéma-Théâtre. Je ne suis pas éclairée moi-même mais mon vélo électrique oui car je considère que les rues sont suffisamment éclairées à Narbonne.

Quel type de cycliste es-tu?

Quand les rues sont vraiment inadaptées au vélo il m’arrive de rouler sur  les trottoirs. J’utilise aussi les passages piétons et je fais parfois des entorses au code de la route quand je me sens en insécurité. Il m’est déjà arrivé d’être verbalisée ! Je me souviens l’avoir été à Paris par la police municipale qui circulait en scooter et qui m’a vue téléphoner sur mon vélo pour une simple baguette de pain 🤦🏻‍♀️ ! Je ne sais plus combien ça m’a coûté mais on ne m’y reprendra plus, plus de téléphone à vélo !! Et en y repensant c’était stupide de ma part.
À présent je mets le casque en permanence …  Une amie a récemment eu un malaise à vélo et elle m’a dit : « Heureusement j’avais un casque » ! J’ai eu une prise de conscience.

Raconte-nous ton histoire de cycliste

Gamine j’habitais à côté de Troyes dans l’Aube. J’allais à l’école à pied mais toutes mes activités étaient liées au vélo: aller chez les copains copines, tourner dans la résidence, pédaler après le chien ! J’ai toujours fait du vélo même quand j’allais chez mes grands-parents.
En revanche, étudiante à Marseille je l’ai abandonné car trop dangereux.  Paris c’est dangereux mais Marseille c’est pire. Par la suite j’ai habité les Landes et du coup je me suis remise au vélo. À Lyon c’était plus rapide d’aller travailler à vélo qu’en voiture ou en transport en commun. Le matin tout était très embouteillé et les rues sont étroites. J’allais également à vélo en centre ville, en descente, et je rentrais à vélo, mais comme la montée était très très raide  il m’arrivait de mettre le vélo dans le funiculaire. D’ailleurs c’est à Lyon que j’ai adopté le vélo électrique.
En fait ça a toujours été un compagnon! En revanche cela a été plus compliqué hors métropole: au Sénégal trop dangereux et complètement inadapté et en Guyane, également,  le vélo est à proscrire .
Mes enfants n’aiment pas le vélo, ils ne font pas de vélo, bizarre non?

Parle-nous de tes vélos

Mon premier vélo électrique a été un premier prix de chez Décathlon en 2018. Je l’utilise toujours car pratique, je n’ai pas à enlever la batterie quand je le laisse quelque part en ville. En revanche il ne me permet pas d’aller jusqu’à Gruissan par exemple car la batterie n’est pas assez puissante et je ne peux faire que 40 km. Donc j’ai acheté un VAE plus performant que j’utilise essentiellement quand je vais à la mer.

Qu’est-ce que tu aimes à Narbonne et dans le Narbonnais?

Ce que j’aime à Narbonne c’est que tout est accessible à vélo et c’est plat : théâtre, supermarchés, cinéma, lieux sportifs.
J’ai pratiqué la piste cyclable qui va jusqu’à Razimbaud pour aller à la Ludothèque avec ma petite fille: et ça j’apprécie beaucoup.
En revanche je n’utilise pas trop le vélo pour le loisir: pour moi c’est un mode de transport utilitaire et urbain.

Qu’est-ce que tu n’aimes pas à Narbonne et dans le Narbonnais?

Quand je vais du côté de l’espace Liberté il n’y a pas de pistes cyclables et là c’est franchement dommage. Idem pour la place des Pyrénées, elle est très dangereuse alors souvent je prends les passages piétons. La plupart des automobilistes sont très respectueux des cyclistes, même si ce n’est pas leur voie ils s’arrêtent. En revanche lorsqu’ il m’arrive de rouler sur les trottoirs, je reste vigilante et roule à vitesse réduite pour ne pas effrayer les piétons.

Pour conclure

Que dire ? J’espère que le vélo électrique fera des émules chez les jeunes et les moins jeunes. A l’heure actuelle Décathlon ou autres enseignes proposent des vélos adaptés à chaque style de vie.

Si toi aussi tu souhaites avoir ton portait sur notre site, tu peux envoyer un mail à carmen@velocite-narbonne.fr

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